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Samedi 30 mai 22h00, parvis de la cathédrale, Lodève. Les éclats électro de la vielle à roue des Familha Artùs finit d'achever les derniers survivants des Qualifs du LBC#2 anéantis déjà par 7h00 de grimpette frénétique. Côté staff, la première croix est faite, pas la moindre.
Pour Parci-Parla, le petit club d'escalade de Lodève, le cahier des charges du LBC#2 est clair : on veut de la top qualité faite à la main, à la hauteur de notre petite renommée de sangliers, et surtout que tout le monde se régale. Pour les qualifs, c'est pas très dur, il suffit de ratisser large. Ça donne 53 passages sur les 8 modules dans tous les tyles. Avec 7h00 de grimpe, ça correspond presque à quelque chose de raisonnable, surtout que les finales sont le lendemain du coup les champions auront le temps de se refaire. Stress d'ouvrir morpho : de ce côté là Guillaume en met des kilos, et à trop vouloir bien faire, quelques passages en deviendraient presque « morpho pour grands » ;-) Mais comme dit Raboutou... Stress aussi que nos grimpeurs aient trop chaud ; pour ça on a tendu les bâches (toiles pour slip récupérées dans la vieille usine DIM), t'as vu comme ça met du style !
Enfin, des qualifs Tip-Top le samedi : 100 grimpeurs sur les tapis sous les platanes du square de Lodève, avec engatses à tous les étages sur un bon gros son DUB. Le régal.
Après une bonne nuit au camp LBC#2, c'est réveil type gueule de bois. Cahoua, Cahoué. Bâches. Gulp, événement repoussé au lendemain, notre joker météo du Lundi. Les finalistes viennent aux nouvelles, on danse d'un pied sur l'autre. Les créneaux météo sont précaires, difficile de s'engager.
Et puis dans l'après-midi le ciel bleu gagne. Vite vite, rappeler tous les finalistes. On envoie. La formule est concoctée par Guillaume : 4 blocs à vue, 2 blocs après travail, filles et garçons en parallèle.Ça vient de Millau et ça s'accumule, le ciel se charge tout noir pendant les premiers tours ; plutôt électrique, comme finale... Et Bam ! Orage, bâchage, tout le monde sous la tente. Gulp. Ça tournait trop rond.
En même temps, les modules sont pensés pour, alors bâcher ça va très vite. Tout le monde le prend philosophe, en sirotant une petite mousse du Larzac. Et puis ça s'arrête, et du coup ça repart. Enfin, quelques plats ont pris l'eau, mais Marie n'a pas oublié son sèche-cheveu, alors Zermat et Vava essorent les coulures.
O.Zermat, coiffeur pour prises d'escalade
Fin des rotations à vue, les grimpeurs se regroupent autour des blocs après travail. Chouette ambiance où on voit que le joli côté de la compétition : émulation et encouragements dès que ça monte un peu haut. À ce jeu, Svana et Nico finissent de se démarquer. Mais tout le monde se bat jusqu'au bout. Un rapide snack, régalade de mousse dans les coupes créées par notre artiste-céramiste local. Et ce long jour sans fin se termine sur un Fabtor improvisé. Jusqu'à plus soif !
Lundi on retrouve microbes, poussins, benjamins et minimes. Parade oblige, il y a presqu'autant d'adultes que de pitchous sur les tapis.Toujours émouvant de voir les jeunes champions se battrent comme des tigres. D'autant qu'Olive Roche a eu la riche idée de poser un panier de bombecs au sommet ; ça donne des blocages d'un bras, voire même un peu d'excentrique. Y'a plus de jeunesse ! Enfin une jolie partie de grimpette en famille, une vraie cerise sur le gâteau pour un Staff éreinté.
Un LBC, c'est un peu comme un carnaval. Tu mets un an pour le préparer, et puis ça dure un jour. Alors, vous nous en voudrez pas si du côté des Parci-Parla on souffle, avant de penser au prochain. Kévin, lui, il l'attend, son LBC#3 !
Merci aux partenaires : Béal, Snap, Digital, ABK, LeYéti, Hérault Sport, FFME 34, Ville de Lodève, Communauté de Communes Lodévois Larzac, PlanèteGrimpe, Kairn et EscaladeMag
Merci aux ouvreurs, aux bénévoles, merci aux grimpeurs pour cette chouette partie de grimpette. Nous on est lessivés mais contents ;-)
Stéf Meden
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