| Jérôme Meyer |
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Jérôme Meyer
Il y a une vie après la compète ! À 30 ans, Jérôme Meyer vient de mettre un terme à sa carrière compétitive, après son titre aux Championnats d’Europe de bloc à Bercy à l’automne dernier. Le bloqueur longtemps leader de l’équipe de France vogue donc vers d’autres cieux et se consacre désormais à sa reconversion professionnelle. Il revient pour nous sur son parcours.
Oui, je me suis fait beaucoup de potes à travers les compétitions. Des Français avec qui j’étais souvent ami avant de faire les compétitions, mais aussi des Américains, des Asiatiques et surtout des Européens. Le meilleur exemple est la relation qu’on a avec Kilian (Fischhuber). En 2006 on s’est vraiment battu pour récupérer le titre, une saison épuisante où aucun n’a vraiment commis d’erreur, ou presque. Je garde de cette année un superbe souvenir et même si j’avais perdu, je pense qu’elle aurait une place particulière. Pourquoi ? parce que repousser ses limites de telle sorte est unique et te rapproche de l’autre. Cela sous-entend un respect mutuel pour ce qu’il est, ce qu’il fait, mais aussi pour le danger – compétitif – qu’il représente. La notion de meilleur ennemi s’approche un peu de ce qu’on peut ressentir.
Je me suis toujours attaché à avoir une relation privilégiée avec mes partenaires. Il me semblait donc normal de leur faire des retours sur le matériel. Je n’ai pour l’instant aucune position officielle de conseiller technique, mon rôle est plutôt d’associer mes projets et mon image à celle de ces marques, mais il m’est arrivé de travailler directement sur les produits. Sculpter des prises pour Freestone, suggérer des modifications chez La Sportiva, etc… Ces collaborations se sont faites sur du matériel standard, même si La Sportiva nous a proposé de nous faire des modifications pour les compètes. Personnellement je pense que je me dois de promouvoir les mêmes produits que ceux que le grand public va utiliser, sinon comment être crédible ! D’autant plus que je suis persuadé que ce n’est pas une paire de chaussons ou un baudrier plus léger qui va te faire gagner une coupe du monde. C’est clairement un élément important de la performance, mais il fait partie d’un tout et il ne faut pas se tromper de combat. Quel regard portes-tu sur la pratique du bloc et son évolution lors des 10 dernières années ? Ouh vaste sujet !! Déjà il y a dix ans, je ne pense pas beaucoup me tromper en disant que le bloc n’existait pas vraiment. La raison : les crash pads étaient absents. Essayez de venir faire les blocs durs de Tralenta (Bonneval-sur-Arc) sans crash pads, ça peut mal finir ! Donc on a déjà un formidable point positif, c’est que le bloc s’est imposé en tant que vraie discipline de l’escalade. Cela a poussé le haut niveau, il suffit de compter le nombre de performances. Par contre pour faire un peu mon râleur, cela a donné une nouvelle occasion aux frustrés de tous poils de se faire mousser. Le bloc a rendu encore plus complexe le jugement de la difficulté, le système des cotations n’en est que plus obsolète. Certains l’ont bien vu, à Annot je crois savoir que c’est une des raisons du passage au « B » ; chez nous on a été plus bête, on a verrouillé les cotations vers le bas (au début sans le vouloir, si, si !), ce qui fait que l’on ne peut pas se vanter de tomber des 8b boc par cageots de 12. Pourtant quelques noms connus de notre petit milieu sont venus grimper et sont repartis enchantés avec la seule satisfaction d’avoir fait les lignes qui les inspiraient. Cette histoire sert surtout à illustrer la futilité des cotations. On a perdu de vue le fait que les cotations sont indicatives, et cent fois plus en bloc qu’en voie. Si à cela on ajoute ceux qui font des 8c+ blocs de 25 mouvements alors on se retrouve en pleine foire au bestiaux. Ces petits désagréments ne sauraient dissimuler les deux points précédant cette salve. On est sur un bilan vraiment positif du développement du bloc, et ce n’est pas fini, des tas de cailloux il y en a encore plein la planète.
Dans un 6c de Médonnet
J’ai distillé pas mal de conseils, mais de la à devenir mentor non. J’imagine avoir assez d’influence sur ceux avec qui je grimpe souvent, mais encore une fois je ne sais pas avec quel niveau de sérieux ils prennent mes conseils. De plus je me suis toujours attaché à ne pas diriger, mais à laisser « jeunesse se faire » car dans le sport de haut niveau, c’est salement difficile de transmettre quelque chose. Il faut forcément que celui qui reçoit expérimente, souvent d’ailleurs en se cassant un peu les dents, avant de comprendre la notion dont on lui a parlé. Ces deux dernières années, j’ai travaillé à formaliser mon expérience, dans un premier temps dans le cadre de mes études (E.M.Lyon, anciennement Sup de Co Lyon), ensuite en discutant avec de nombreuses personnes faisant référence dans le milieu du sport et enfin en m’appliquant à donner des conseils de manière claire, concrète et utile pour celui qui me sollicitait. J’avoue que, depuis quelques mois, j’ai un comportement plus actif et j’essaie d’avoir un conseil personnalisé, pas seulement dans les grandes lignes comme avant. On m’a aussi plusieurs fois fait comprendre que mon expérience et mon avis seraient utiles, par conséquent, il est possible que je poursuive ce rôle actif soit dans le cadre de structures déjà établies ou purement par affinité avec quelqu’un. Quel type de conseils donnes-tu ? En ce qui concerne les messages, ce sont toujours un peu les mêmes et ce sont les grands principes qui ont régi ma carrière. Je parlais plus haut des éléments de la performance, c’est un point central, il ne faut pas se tromper sur les facteurs qui font le succès en compétition. Loin de moi l’idée de cracher sur la préparation physique mais il faut transférer dans les faits ce que tout le monde sait : c’est le mental qui fait la différence en compétition et on n’a pas travaillé assez ce point là en France. À titre personnel, je n’ai pas touché un banc de musculation depuis 5 ou 6 ans, je pense travailler le côté physique à travers des séances d’escalade où l’intensité est très élevée, mais je focalise surtout sur le travail comportemental, chose qui doit me permettre de produire une réponse bien mieux adaptée aux passages de blocs que je rencontre. Le dernier point, c’est le plus important, mais c’est aussi un grand classique : le plaisir. Il suffit simplement de passer un soir chez Freestone, quand je grimpe avec Loïc Gaidioz et la bande des locaux, pour mesurer l’effet du plaisir sur notre niveau. Tu aimes la compétition. Sur quel plan vas-tu transposer ceci à l’avenir ? Attention à ce genre d’affirmation, je n’aime pas la compétition dans ce qu’elle signifie comme rapport aux autres. J’aime la compétition qui te force à progresser et qui exige humilité et remise en cause pour réussir. Je me suis investi dans ce jeu-là, car c’est celui qui crée au mieux les conditions précédentes. C’est moins le cas en rocher, personne ne t’oblige à réaliser ton projet dans un certain laps de temps. Ces contraintes peuvent paraître déplacées dans l’esprit de l’escalade que défendent les puristes du caillou, mais elles sont aussi le terreau de la performance. C’est juste un choix personnel et c’est tant mieux qu’on puisse effectivement l’avoir. Du coup je ne pense pas que ce que je recherchais dans la compétition puisse se transférer dans ma pratique de rocher. J’ai un bon stock de projets fantastiques et c’est clair que j’aurai plus de temps à y consacrer, mais comme tu me l’as suggéré, il est plus probable que cela se transfère dans mes projets professionnels, car le monde économique a de nombreux parallèles avec la compétition.
Contest Freestone cru 2006
Non, on y sera un jour si on le veut bien. C’est ce point qui est important : qu’est-ce qu’on veut faire de notre sport ? Si tu demandes cela aux responsables de fédérations (dont je fais partie) ils te répondront que c’est l’aboutissement du développement de l’escalade. Si tu poses la question aux passionnés de rocher (dont je fais partie aussi !!) ils te répondront, au pire, que cela ne va nous attirer que des emm… Je n’ai pas la vérité, il y a du vrai dans les deux arguments. J’en ai discuté avec le CIO (à travers justement mon poste de délégué international des athlètes à l’IFSC) et voici ce que je leur ai dit : les JO, ok, mais pas demain matin, car il y a un gros travail de structuration et de développement des fédérations ainsi que de la communauté privée. Une partie de ce travail se fera volontairement et une autre sera le fruit de l’évolution des mentalités. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut continuer à agir pour notre sport et son développement. Car il est impossible de ne pas envisager un développement, le train est en marche. Ceux qui hurlent « pour vivre heureux vivons cachés » sont juste flippés et égoïstes dans leur pratique. Avec un peu de bon sens, d’ouverture et quelques principes, chacun trouvera sa place et les jeunes qui feront les JO pourront en toute tranquillité aller tirer sur du cailloux après la compète. Les championnats d’Europe ont, semble-t-il, été assez médiatisés. D’après toi, la connaissance de notre activité par les médias nationaux a-t-elle beaucoup évolué à cette occasion ? Oui et non, parce que d’un coté ils ont enfin vu un vrai et bel événement de grimpe dans le cadre qu’il méritait. Avec ça ils ont pu compléter leur culture grimpante et découvrir la facette « sport de haut niveau ». Globalement ils semblaient impressionnés et heureux de cette découverte. D’un autre côté pour ce qui est de la facette naturelle, là, ça ne passe pas vraiment, et avec tout le respect que je leur dois on entend encore trop souvent les noms de Patrick Edlinger ou Alain Robert.
À Tralenta dans Les Tuyaux d'Orgue (6a+)
Tu sais, ce n’est pas pour rien que j’ai décidé de me retirer après ce titre. Comme je le dis souvent à ceux qui me le demandent, en terme d’émotions et de souvenir, je ne pense pas que je pourrai faire mieux. Par conséquent il me semblait plus logique de terminer sur une réussite. Qui plus est, ce que j’arrête c’est ma participation aux coupes du monde, championnats et tout autre événement « sérieux ». Je reste présent par ailleurs, et c’est comme ça que depuis le début de l’année, j’ai quand même réussi à faire 4 ou 5 masters, où je me suis régalé, mais avec zéro pression, juste pour le plaisir de jouer. Pour être vraiment franc, c’est la fin dont je rêvais. Pendant les mois qui ont précédé les Championnats d’Europe, je me suis souvent dis pour moi, « si je gagne, j’arrête » sans trop y croire car je revenais d’une bonne pause et la machine était un peu rouillée. Quels étaient tes rêves quand tu as commencé l’escalade ? Quels sont-ils aujourd’hui ? Dès le début de ma pratique, je me suis retrouvé à évoluer dans les circuits de compétitions. J’ai participé en tant que bénévole à la Coupe du monde qui s’est déroulée à Aix les Bains en 94 et 95 (j’ai d’ailleurs ma collection d’autographes dont le tien !) ce qui fait que mes rêves ressemblaient à un mix de François Legrand, Lombard et Petit. Venant aussi de la montagne par mon père, j’avais forcément quelques posters de 8000 dans ma chambre et des envies de longs combats en face nord. C’étaient des rêves d’ados sans la méga-motivation de ceux qui se disent « un jour, je serais…. » c’est pour cela que j’ai pris ma réussite comme une chose toute simple. Je n’en suis pas super fier au point de résumer ma vie à ça. Au final, réaliser ses rêves a un petit côté triste et cette croyance fait que je tourne plutôt à « l’envie » et à la « découverte ». Ainsi depuis 6 mois que j’ai pris cette décision je n’ai jamais touché à autant de truc nouveaux, j’ai rencontré énormément de gens dans le monde sportif et économique et j’ai tout un tas de projets. Ce n’est pas pour autant que je n’ai plus rien à faire dans l’escalade, (précisément parce que je n’avais pas de rêve précis…ok, j’arrête la philo) j’ai des envies de voyages dans tous les coins, des envies de grandes voies et de falaises.
À Tralenta dans Sursaut d'Orgueil (6a+)
J’ai forcément pris un peu de recul sur cette pratique de compétiteur que j’avais, surtout dans le but d’en tirer un max d’apprentissages, on ne se mène pas si haut dans quelque chose sans développer quelques compétences sur ce qui touche à la performance. Sinon d’un autre coté, comme je l’ai dit plus haut, j’aborde maintenant tout avec beaucoup plus de légèreté. En tant que compétiteur, on est toujours plus ou moins inquiet de se blesser, de réussir à la prochaine échéance, ou de ne pas faire plus que 23ème pour garder sa pole position. Bref un tas de petits stress qui est le pendant des émotions énormes que procure une victoire en Coupe du Monde. À la longue ça use, surtout quand on commence à avoir gagné plusieurs fois, à ce stade, on digère mal ces petites choses car la carotte est moins brillante. Je pense que c’est un peu ce qui m’a fait perdre ma motivation pour les compétitions. Du coup comme j’avais atteint mes objectifs, que je n’avais plus rien à me prouver après Bercy, j’ai transformé ma paire de Solution de course pour les croix en rocher, pris ma plus belle brosse, lustré mon baudrier, mon pad et retrouvé un plaisir tout neuf. Alors en avant… Merci à Jérôme pour son témoignage et bon vent pour la suite ! Propos recueillis par L. Guyon
Photos Marc Daviet
1. 12-06-2009 09:18 "Déjà il y a dix ans, je ne pense pas beaucoup me tromper en disant que le bloc n’existait pas vraiment. La raison : les crash pads étaient absents" Faut revoir ses cours d'histoire d'escalade, à Fontainebleau depuis plus de 50 ans il existe des parcours d'escalade de bloc et des gens qui font exclusivement du bloc. On a pas attendu les crash pads.. 2. 13-06-2009 08:53 et blablabla et blablabla.... depuis toujours les gens ont grimpé sur les rochers. Par contre, le bloc comme il est pratiqué aujourd'hui, avec le niveau qu'on y trouve n'a pas 50 ans... enfin, comme il faut toujours des commentaires qui critique chaque article sur EM... 3. 13-06-2009 12:14 Réaction par rapport à Luigi. Je pense que Jérôme parlait du bloc en général. Excepté Bleau, le bloc est devenu une finalité pour certains grimpeurs depuis 10 ans, et ce dans des régions constituées de falaises. Le crash a été un élément essentiel du développement de cette pratique. Pour ma part je dirais que l'escalade de bloc est née il y a dix ans et l'escalade à Bleau est née il y a plus de 70 ans : Bleau c'est plus que du bloc... Concernant l'article, j'ai bien aimé le travail de journaliste et les réponses apportées. Il y a quelques années Meyer passait pour un excité à travers ce que je pouvais lire dans les revues de l'époque (récits, interview). J''ai particulièrement apprécié la question du mental. La France est sûrement mieux dôtée que d'autres pays pour la préparation (entraineur, salle...) et pourtant les résultats ne sont pas concluants. Il n'y a qu'à voir les réusltats actuels. Aussi, Jérôme propose une piste. Ludovic 4. 16-06-2009 15:40 ... (Modération : début du commentaire supprimé - Nous rappelons que les propos insultants et sans lien direct avec l'article concerné n'ont pas leurs places ici) J'ai eu du mal finir l'article tellement c'est pathétique et formaté. Lisez plutôt l'interview de J. Dawes dans le grimper hors série n° 12 de 97, ça c’est un vrai grimpeur ! 5. 17-06-2009 13:04 Bien, puisque mes premiers propos n’ont pas pu être publié, je vais plutôt user d’une autre voie… Reprenons un peu le maigre contenu ; (Outre l’ignorance de l’histoire de l’escalade…) Que c’est beau cette histoire d’amitié, accouchée dans la souffrance d’une salle d’isolement. On sent une réelle profondeur, on imagine aisément l’angoisse, la tension palpable, l’engagement, la rudesse des éléments… Une amitié vraie, celle de compagnons de cellule. N’est – ce pas ? Cette fabuleuse année de plastique, qui, laisse un souvenir impérissable, surtout par ce qu’il n’a pas perdu (il faut bien insister des fois qu’on ai pas compris qu’il était le meilleur). Hou ! Super ! Génial ! Quel pied, j’en ai des frissons ! Ah ce Jérôme, quelle star. Altruiste en plus de ça, il distille quelque conseil de-ci de-là, il est si charismatique qu’il a une « influence » sur ses compagnons de tapis (pas de cordée en pan vous l’aurez compris) Et puis il aime tellement son travail, il fait des business plan comme Zidane : « Ma carrière », « le sport de haut niveau », « la performance ». En plus il a des partenariats solides avec de grandes marques, qui font appel à lui pour les innovations. (les concepteurs ne sont pas assez malins pour ça, mais heureusement avec des « pro » comme lui on est sauvé !) Quel homme, en plus d’être un super sportif de top méga niveau, c’est aussi un vrai pro du mental. Souvenez-vous le type qui met des grands coups dans les pans!... Je rêve d’avoir un jour un de ses conseils en matière de maitrise de soi. Puisqu’on est dans le rêve, j’aime également le côté mélancoliquo-philosophique du personnage. Lui, ne rêve pas vraiment, car « réaliser ses rêves, a un petit côté triste ». C’est vrai j’y avais jamais pensé, et vous ? Et puis pour lui ce n’est pas pareil, il est tellement parfait qu’il est sur de pouvoir réaliser tout ce dont il rêve. Alors à quoi bon… Quoique, on peu se demander si, le seul rêve qu’il ai n’est pas celui de faire rêver les autres ? Une chose est sûre c’est que celui là, il ne risque pas de le réaliser ! 6. 18-06-2009 13:08 bravo antoine pour cette belle démonstration! comment juger quelqu'un sans le connaitre, juste à l'aide de sa jalousie/frustration? Un peu des 2? Je pense sincèrement que tu te gourres sur toute la ligne;mais ce qui est surtout genant, c'est que tu te permettes de dire sur le net des choses que jamais au grand jamais tu n'irais lui dire en face, soit par lacheté, soit parce que tu te rendrais compte de ton erreur... Ca fout les boules de lire des conneries comme ça en tous cas. 7. 18-06-2009 16:14 Ah le jugement, c’est un bien grand mot. J’utiliserais plutôt le terme d’analyse, vous savez le commentaire d’un article, d’un bouquin, comme à l’école, avec des citations et un avis personnel lié au contenu dudit article… Oui, je sais, je sais, la jalousie est un vilain pas beau défaut, parfois, c’est vrai, je pêche, mon père (référence au jugement) mais pas ce coup-ci… Question : Comment être jaloux de quelqu’un qui ne fait pas envie ? Frustré, non, j’ai des rêves, j’en réalise certains et en refais d’autres, et, je n’ai aucune velléité compétitrice : donc pas de frustration en perspective. Pour ce qui est de la lâcheté, ne te fais pas de soucis, si j’ai l’occasion de le rencontrer il saura bien assez vite ce que je pense de lui, ou de ses propos pour être consensuel. Par ailleurs, je suis sûr qu’il scrute les post de ce sujet, et si c’est le cas, je l’invite à se défendre. (ouverture !!!) Pour les « boules » moi aussi je les ai eues en lisant les « conneries » qu’il dit dans son interview… 8. 18-06-2009 16:34 Il a vraiment l'air de te gêner, antoine, pour que tu mettes tant d'énergie à le conchier (tout du moins à conchier ses faits et paroles)... 9. 18-06-2009 21:44 Je ne connais pas J Meyer. Peut-être est-il tel que l'article nous le décrit et dans ce cas, chapeau bas...Ce qui est certain, c'est que les médias d'escalade dans leur ensemble nous proposent des portraits de nos stars du roc qui laissent un peu rêveur. Le haut niveau serait-il un monde parfait? La proportion de cons parmi les grimpeurs médiatisés serait-elle inférieure à celle de la populace grimpante? Recherche de la consensualité, connivence avec la personne interrogée ou stratégie marketing ( rêve = encart publicitaire )? Pire, lorsque certains de nos héros sont remis sérieusement en cause, on n'en trouve souvent aucune mention dans la presse papier ou internet. Dois-je rappeler que nous sommes sûrement la seule activité sportive (je choisit mes mots à dessein) où le "record du monde" (Chilam balam 9b+) est contesté par un partie des médias sans que l'autre partie s'en fasse l'échos...inimaginable dans n'importe quelle autre sport!!!! A force de nous proposer des portraits idéaux, lisses et formatés, les lecteurs, blasés, ne risquent-ils pas de prendre les quelques lanternes qui brillent au firmament de l'escalade pour des vessies? 10. 19-06-2009 12:36 Bien vu Mulet...! 11. 19-06-2009 14:11 c'est vrai que là, on est au firmament... 12. 20-06-2009 14:58 moi je préfère lire une itw de Jéjé que 10 pages sur des fringues ou 50 sur des chaussons.... 13. 20-06-2009 21:44 Moi aussi, mais j'aimerais que les interviews et les articles en général ressemblent un peu moins à des publi-reportages et un peu plus à du journalisme indépendant. Mais peut-être que nos médias n'en ont pas les moyens financiers ou les compétences professionnelles? 14. 25-08-2009 17:13 merci antoine en tous cas je ne trouve auc un type de jugement dans ton texte, mais je juste un le récit d'un chroniqueur, indicatif, quantitatif, et surtout objectif , je suis un ancien compétiteur (modeste), mais j'ai ressenti exactement ce sentiment là de frustration non exprimé qui te laisse là béa face à ton coach, qui dicte tous tes mouvements , et là dans l'isosloir manquerais plus que petit grillage face à ton visage et on si croirais , mon dieu, j'ai vécu après ça un an pour me sevrer au surentrainement , au régime que cela te demander , à l'oubli du sens du plaisir, mon dieu 15. 25-08-2009 17:43 moi il y a juste 2 trucs qui m'inquiètent dans le discours de Jérôme Meyer : c'est quoi la "structuration de la communauté privée" ? Il n'a pas l'air si insipide que ça ce mec, écouté des instances apparemment. Les gens qui ont de grands projets pour les autres sont à surveiller de près : moi je ne veux pas qu'on m'impose les Jeunesses ..... de l'escalade : bref ce qu'il manque aujourd'hui, c'est une forme de liberté humaine dont Môsieur patrick edlinger était une forme bien vivante. Et en plus pourquoi il ne veut plus qu'on parle de Edlinger (voir la réponse de Meyer sur les médias) ça pue velu. Only registered users can write comments. |
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"Ah ben, çà donne pas envie de le lire cet extrait!..." David Lama le livre "J'ai envie de dire ... LOL......" David Lama le livre "^_*..." David Lama le livre ""Mon nom est François Martin. Mes amis m'appellent Founche. J'ai 27 ans. Mon ..." David Lama le livre "On peut supposer que c'est assez proche du temps de décomposition d'un moucho..." Décomposition |